L'Évangile parle plus du pardon que du péché. Il aborde le péché à partir de l'initiative divine qui vient instaurer son royaume et manifester sa miséricorde. Jésus appelle à la conversion, non pour échapper à la colère divine, comme le fait Jean Baptiste, mais pour accueillir la Bonne nouvelle du Royaume et du pardon (Mc 1,15). Jésus va au devant des pécheurs, car il n'est pas venu pour les bien portants, mais pour les malades. Il pardonne au paralytique (Mc 2,5), à la femme pécheresse (Luc 7,48), à la femme adultère (Jn 8,11), à Zachée (Luc 19,9-10) et sur la croix à ses bourreaux (Luc 23,34). Il montre la miséricorde divine par les paraboles de la brebis perdue et du fils prodigue (Luc 15).
Cependant, Jésus annonce aussi la condamnation et le châtiment des incrédules qui refusent d'accueillir sa parole de miséricorde (Mt 11,20-24 et Mt13,42) et il affirme que le péché contre l'Esprit saint n'aura pas de pardon (Mc 3,28-30). Il ne peut être pardonné, car il est le refus du pardon que Dieu offre à l'homme par l'Esprit Saint...
Ce qui manifeste la gravité dramatique du péché, c'est que Jésus a affirmé à la Cène que son sang est versé pour le pardon des péchés. (Mt 26,28)